Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 00:35

LE JUGE DE BASTIA REFUSE D’ORDONNER L’EXPERTISE DE L’HELICOPTERE

QUI S’EST ECRASE LE 25 AVRIL EN CORSE

 

Le 25 avril 2009 cinq personnes trouvaient la mort dans le crash d’un hélicoptère de la Sécurité Civile transportant une jeune femme de 20 ans sur le point d’accoucher.

La France entière s’est émue de ce drame, et Madame ALLOIT-MARIE, alors Ministre de l’Intérieur, s’est déplacée en Corse pour apporter son soutien aux familles des victimes (le pilote, son mécanicien, Justine GRESSLER et son bébé à naître, et le Médecin du SAMU présent à bord).

Cet accident n’est pas le premier à survenir, dans des conditions géographiques similaires, avec un hélicoptère EC 145 (autrement baptisé Dragon), fabriqué par EUROCOPTER, filiale d’EADS : en 2003 et en 2006 des accidents identiques se sont produits, à ce jour encore inexpliqués.

Celui du 25 avril 2009 le sera-t-il un jour ? On a peine à le croire car le Juge, au lieu de désigner un expert ou un collège d’expert judiciaires, a délégué à un Centre de SACLAY assisté des fameux experts du BEA/Air Défense le soin de rechercher la vérité. Leur vérité.

Quand on sait que le Centre de SACLAY (CERP) dépend de la Direction Générale de l’Armement (DGA) et le BEA/Air Défense du Ministère de la Défense, l’on se pose des questions :

Peut-on concevoir meilleurs défenseurs de la raison d’Etat que des militaires ou assimilés ?

En tout état de cause, une expertise judiciaire s’imposait. Elle a été demandée par lettre recommandée adressée à Madame TALLONE, Juge d’Instruction, le 7 octobre 2009. Le Juge avait un mois à compter de la réception (8 octobre) de cette demande d’acte pour ordonner ou refuser cette expertise, par Ordonnance motivée.

Ou elle pouvait également, et c’est la voie qui a été choisie, ne pas répondre, ce qui équivaut à un refus tacite dont a immédiatement été saisi la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de BASTIA.

A l’heure où l’on parle beaucoup de l’éventuelle suppression des Juges d’Instruction,  et où l’on crie de toutes parts au scandale que représenterait pour notre démocratie la suppression de ces Magistrats considérés indépendants, que faut-il penser de cette situation ?

La famille de Justine n’entend pas quant à elle rester les bras ballants face à ce mur du silence et exige, puisqu’il semblerait que la politique s’en mêle, que chacun prenne ses responsabilités et fasse son travail.

De nombreux scellés, dossiers, pièces à conviction, éléments d’enquête n’ont pas rejoint le dossier pénal de BASTIA comme le code de procédure pénale l’exige et sont restés à ROISSY ou ailleurs..

D’autres questions ont été posées et d’autres encore le seront jusqu’à ce que l’on accorde enfin aux familles des victimes le minimum de respect qui leur est dû.

Me Henry FLECHER

Avocat de la famille de Justine GRESSLER

 

Par SCP FLECHER POUJADE FLECHER - Publié dans : Justice - Communauté : l'actualité en général
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Profil de la société

Présentation de la société

Notre équipe de Toulon

Champs de compétence

Notre réseau international

Liens publics et privés

Contactez nous

Syndication - RSS

  • Flux RSS des articles

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus